L’histoire
La morue n’a jamais nagé en Méditerranée, et pourtant la brandade est née à Nîmes. Pendant des siècles, les pêcheurs de l’Atlantique et de la Manche venaient chercher le sel des salins de Peccais, près d’Aigues-Mortes, et repartaient en laissant de la morue salée en échange. Les Nîmois en ont fait leur plat : son nom vient du provençal « brandar », remuer, car il faut la travailler longuement à la cuillère. La recette s’est fait connaître au XIXe siècle grâce au cuisinier Charles Durand, d’Alès, avant de gagner Paris. La vraie brandade de Nîmes ne contient que de la morue, de l’huile d’olive et du lait : la pomme de terre est une variante plus tardive.
Le conseil du chef
Tout doit rester tiède : la morue, l’huile et le lait. Si l’huile est froide ou versée trop vite, la brandade tranche. Si cela arrive, ajoutez une cuillère de lait chaud et fouettez vivement.




