L’histoire
La teurgoule vient du Calvados, et son nom dit tout : en patois normand, se « tordre la goule », c’est se tordre la bouche, comme lorsqu’on goûte un plat trop chaud. Le riz et la cannelle, produits lointains, arrivaient autrefois par les ports normands. On raconte qu’au XVIIIe siècle l’intendant de Caen fit distribuer du riz pendant une disette, et que les Normands, peu convaincus, l’auraient cuit dans leur bon lait avec du sucre et des épices. Dans les fermes, on glissait la terrine dans le four à pain encore chaud après la fournée, et on la retrouvait le soir. On la sert souvent avec de la fallue, une brioche normande.
Le conseil du chef
Prenez du lait entier, jamais demi-écrémé : c’est la matière grasse du lait qui rend la teurgoule onctueuse. Et ne soyez pas pressé, une cuisson plus chaude ferait bouillir le lait et sécherait le riz.
Photo : Raphael Labbé, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.




