L’histoire
Le canelé est né à Bordeaux, et on raconte qu’il doit beaucoup au vin. Pour clarifier leurs vins, les viticulteurs utilisaient des blancs d’œufs ; les jaunes restants auraient fini chez les religieuses du couvent des Annonciades, qui en faisaient de petits gâteaux, avec la farine récupérée sur les quais du port. Le rhum et la vanille, eux, arrivaient par les navires venus des Antilles. Longtemps oubliée, la recette est revenue à la mode au XXe siècle, et les pâtissiers bordelais ont créé en 1985 une confrérie pour la défendre. C’est à ce moment qu’on a choisi de l’écrire avec un seul « n ». Il se cuit dans de petits moules cannelés en cuivre, qui lui donnent sa forme et sa croûte.
Le conseil du chef
Ne sautez pas le temps de repos : c’est lui qui donne aux canelés leur cœur moelleux et les empêche de trop gonfler à la cuisson. Et si vos canelés sortent pâles, remettez-les quelques minutes au four, ils doivent être bien bruns.




